Souvent j’ai l’occasion de participer à des conférences, rencontres et réunions que j’aimerais tant partager avec vous tous. Mais si je le faisais, mon temps ne servirait qu’à ca. Je me réjouis alors de piger dans les paniers de mes expériences et je partage avec vous l’essence de mon vécu, de ma vie, de ma passion.
Chanceuse comme je suis, le 15 octobre dernier j’ai eu le privilège de participer au 10eme Symposium annuel Lafontaine-Baldwin. Un événement grandement attendu. Je me sentais particulièrement honorée cette année parce que notre leader spirituel, Son Altesse l’Aga Khan a été l’invité d’honneur de la soirée.
Son attitude, sa présence, son discours plus que éloquent et son témoignage particulièrement touchant ont fait rebondir mes larmes : ces larmes de joie, ces larmes de reconnaissance spirituelle et ces larmes d’auto identification de soi-même dans les paroles de l’autrui. Une vague d’émotion profonde m’a envahie et j’ai senti que pour quelque second mon souffle allait s’arrêter.
Mais je suis vite revenue sur terre quand un des sujet qui me tiens le plus à cœur à été abordé par Son Altesse : la diversité sociale. Voici un court extrait de son discours :
``Mon intérêt dans le lancement du Centre Global pour le Pluralisme a reflété ma sensation qu’il n’y avait pas une seule institution au monde dédiée à cette question et que l’expérience canadienne en faisait un foyer naturel…``
Juste pour rappeler que ce Centre, qui a vu le jour grâce à la collaboration avec le Gouvernement du Canada, est l’une des premières institutions à avoir comme raison d’être la diversité au monde.
Et dans son discours hautement inspirant, Son Altesse a continué :
``Parce que les société commencent à penser de manière pluralistique, je pense qu’elles (les sociétés) peuvent apprendre une autre leçon de l’expérience canadienne; l’importance de résister à l’assimilation et à l’homogénéisation, la subordination et la dilution des cultures minoritaires..``
Je peux vous dire qu’ici, au Canada, j’ai appris que ce n’est pas important si vous êtes noir ou blanc, si vous parlez anglais, français ou espagnole, si vous allez à l’église, à la mosquée ou à la synagogue : ici, au Canada, tous et toutes nous pouvons nous trouver une place bien méritée, dans une société fleurissante et sans devoir avoir honte de qui nous sommes.
En tant que femme d’origine indienne, Ismaïlienne de croyance, née en Afrique et réfugiée au Canada, j’ai senti un profond réconfort dans les paroles entendues. En plus, je suis fière de me lever devant vous tous aussi souvent que nécessaire pour représenter avec fierté et défendre sans cesse les intérêts de ma communauté et ceux de ma province, la Colombie Britannique.
Permettez-moi d’adresser mes plus sincères félicitations à Madame Adrienne Clarkson, ancien Gouverneur Générale du Canada et Monsieur John Ralson Saul pour la co-présidence de ce magnifique événement.
Je tiens à remercier Son Altesse l’Aga Khan de nous avoir livré un discours si inspirant et surtout, je voudrais féliciter tous les canadiens et toutes les canadiennes d’avoir montré au monde entier que la diversité peut inspirer.