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 Blogue

6 juin 2011

Lors du Discours su Trône qui a eu lieu cet après-midi dans la Chambre du Sénat, des points intéressants ont encore été abordés  mais j’aimerais m’arrêter sur deux points majeurs qui me semble importants : la formation des forces canadiennes qui vont rester en Afghanistan et les droits immobiliers des Autochtones.

Lorsque j’étais l’ex-vice-présidente du Comité sénatorial permanent des droits de la personne, en novembre 2010, notre comité a publié son rapport à ce sujet  et nous avons souligné l’importance de l’implication des femmes afghanes dans le processus de négociation de la paix. Oui, nos troupes restent en Afghanistan, mais l’orientation change : nous allons nous concentrer sur une formation sexo-spécifique des forces d’ordre afghanes mais avant ceci, la formation adéquate de nos formateurs.

Selon ce discours, le Gouvernement déposera des projets des lois qui visent à protéger les droits immobiliers des Autochtones et qu’ils soient protégés au même titre que tous les autres Canadiens et Canadiennes.  Je pense que c’est vraiment important de soutenir de toutes nos forces ces futurs  projets de loi car, en accordant la même protection aux Autochtones qu’aux autres citoyens de notre pays, nous continuons à défendre l’image de ces communautés si précieuses aux yeux de la diversité que nous avons la chance de connaitre ici, au Canada.

Vous pouvez apprendre plus sur l’intrusion d’une page dans la Chambre du Sénat en suivant mes tweets à l’adresse : @senjaffer.


12 avril 2011

Il y a quelques semaines j’ai pris la parole  dans la Chambre du Sénat pour poser une question ouverte au leader du gouvernement, une question tellement peu entendue par le Gouvernement fédéral. Un sujet préoccupant, une discussion sans fin et qui pourrait surtout influencer l’avenir des générations suivantes, la vie de nos enfants : la dualité linguistique et le choix de la langue d’enseignement.

En Colombie Britannique, selon l’ébauche du nouveau curriculum d’enseignement, le français se retrouve à l’égalité avec les autres langues qui seront proposées en tant que langues secondes, les ``langues additionnelles``, comme on les appelle.

Le maintient du français dans la scolarité obligatoire est en danger; la position  du français en tant que langue  officielle est en danger et la continuité des traditions linguistiques  francophones en Colombie Britannique est en danger.

Ma position est claire : il faut défendre à tout prix la place que le français a eu durant des siècles et il n’est pas question de l’admettre dans la classe des autres ``langues additionnelles``.

Des milliers de parents sont désespérés dans ma province à la recherche des garderies bilingues ou francophones; leur cauchemar quotidien reste une épreuve permanente et sans fin. L’attribution des places dans les garderies bilingues ou francophones se fait par tirage au sort car il manque des places; une chose impardonnable et inacceptable.

Et je vous assure qu’il n’y a rien de plus frustrant pour un parent que d’accepter cette triste réalité, sans la moindre possibilité d’agir face à la situation humiliante d’un pays reconnu comme en étant bilingue.

C’est à nous tous de crier encore plus fort, c’est notre devoir de dire à haute voix que oui, le Gouvernement fédéral a l’obligation d’intervenir et défendre le droit de ceux qui veulent faire éduquer leur enfants dans la langue officielle de leur choix.

Que ce soit au niveau provincial ou fédéral, le respect de la dualité linguistique de notre pays s’impose et le pas vers le plurilinguisme ne doit en aucun cas être synonyme avec la mort d’une autre langue, surtout pas avec la mort d’une langue officielle.

 


28 octobre 2010

Souvent j’ai l’occasion de participer à des conférences, rencontres et réunions que j’aimerais tant partager avec vous tous. Mais si je le faisais, mon temps ne servirait qu’à ca. Je me réjouis alors de piger dans les paniers de mes expériences et je partage avec vous l’essence de mon vécu, de ma vie, de ma passion.

Chanceuse comme je suis, le 15 octobre dernier  j’ai eu le privilège de participer au 10eme Symposium annuel Lafontaine-Baldwin. Un événement grandement attendu. Je me sentais particulièrement honorée cette année parce que notre leader spirituel, Son Altesse l’Aga Khan a été l’invité d’honneur de la soirée.

Son attitude, sa présence, son discours plus que éloquent et son témoignage particulièrement touchant ont fait rebondir mes larmes : ces larmes de joie, ces larmes de reconnaissance spirituelle et ces larmes d’auto identification de soi-même dans les paroles de l’autrui. Une vague d’émotion profonde m’a envahie et j’ai senti que pour quelque second mon souffle allait s’arrêter.

Mais je suis vite revenue sur terre quand un des sujet qui me tiens le plus à cœur à été abordé par Son Altesse : la diversité sociale. Voici un court extrait de son discours :

``Mon intérêt dans le lancement du Centre Global pour le Pluralisme a reflété ma sensation qu’il n’y avait pas une seule institution au monde dédiée à cette question et que l’expérience canadienne  en faisait un foyer naturel…``

Juste pour rappeler que ce Centre, qui a vu le jour grâce à la collaboration avec le Gouvernement du Canada, est l’une des premières institutions à avoir comme raison d’être la diversité au monde. 

Et dans son discours hautement inspirant, Son Altesse a continué :

``Parce que les société commencent à penser de manière pluralistique, je pense qu’elles (les sociétés) peuvent apprendre une autre leçon de l’expérience canadienne; l’importance de résister à l’assimilation et à l’homogénéisation, la subordination et la dilution des cultures minoritaires..``

Je peux vous dire qu’ici, au Canada, j’ai appris que ce n’est pas important si vous êtes noir ou blanc, si vous parlez anglais, français ou espagnole, si vous allez à l’église, à la mosquée ou à la synagogue : ici, au Canada, tous et toutes nous pouvons nous trouver une place bien méritée, dans une société fleurissante et sans devoir avoir honte de qui nous sommes.

En tant que femme d’origine indienne, Ismaïlienne de croyance, née en Afrique et réfugiée au Canada, j’ai senti un profond réconfort dans les paroles entendues. En plus, je suis fière de me lever devant vous tous aussi souvent que nécessaire pour représenter avec fierté et défendre sans cesse les intérêts de ma communauté et ceux de ma province, la Colombie Britannique.

Permettez-moi d’adresser mes plus sincères félicitations à Madame Adrienne Clarkson, ancien Gouverneur Générale du Canada et Monsieur John Ralson Saul pour la co-présidence de ce magnifique événement.

Je tiens à remercier Son Altesse l’Aga Khan de nous avoir livré un discours si inspirant et surtout, je voudrais féliciter tous les canadiens et toutes les canadiennes d’avoir montré au monde entier que la diversité peut inspirer.


28 octobre 2010

Souvent j’ai l’occasion de participer à des conférences, rencontres et réunions que j’aimerais tant partager avec vous tous. Mais si je le faisais, mon temps ne servirait qu’à ca. Je me réjouis alors de piger dans les paniers de mes expériences et je partage avec vous l’essence de mon vécu, de ma vie, de ma passion.

 

Chanceuse comme je suis, le 15 octobre dernier  j’ai eu le privilège de participer au 10eme Symposium annuel Lafontaine-Baldwin. Un événement grandement attendu. Je me sentais particulièrement honorée cette année parce que notre leader spirituel, Son Altesse l’Aga Khan a été l’invité d’honneur de la soirée.

 

Son attitude, sa présence, son discours plus que éloquent et son témoignage particulièrement touchant ont fait rebondir mes larmes : ces larmes de joie, ces larmes de reconnaissance spirituelle et ces larmes d’auto identification de soi-même dans les paroles de l’autrui. Une vague d’émotion profonde m’a envahie et j’ai senti que pour quelque second mon souffle allait s’arrêter.

 

Mais je suis vite revenue sur terre quand un des sujet qui me tiens le plus à cœur à été abordé par Son Altesse : la diversité sociale. Voici un court extrait de son discours :

 

``Mon intérêt dans le lancement du Centre Global pour le Pluralisme a reflété ma sensation qu’il n’y avait pas une seule institution au monde dédiée à cette question et que l’expérience canadienne  en faisait un foyer naturel…``

 

Juste pour rappeler que ce Centre, qui a vu le jour grâce à la collaboration avec le Gouvernement du Canada, est l’une des premières institutions à avoir comme raison d’être la diversité au monde. 

 

Et dans son discours hautement inspirant, Son Altesse a continué :

 

``Parce que les société commencent à penser de manière pluralistique, je pense qu’elles (les sociétés) peuvent apprendre une autre leçon de l’expérience canadienne; l’importance de résister à l’assimilation et à l’homogénéisation, la subordination et la dilution des cultures minoritaires..``

 

Je peux vous dire qu’ici, au Canada, j’ai appris que ce n’est pas important si vous êtes noir ou blanc, si vous parlez anglais, français ou espagnole, si vous allez à l’église, à la mosquée ou à la synagogue : ici, au Canada, tous et toutes nous pouvons nous trouver une place bien méritée, dans une société fleurissante et sans devoir avoir honte de qui nous sommes.

 

En tant que femme d’origine indienne, Ismaïlienne de croyance, née en Afrique et réfugiée au Canada, j’ai senti un profond réconfort dans les paroles entendues. En plus, je suis fière de me lever devant vous tous aussi souvent que nécessaire pour représenter avec fierté et défendre sans cesse les intérêts de ma communauté et ceux de ma province, la Colombie Britannique.

 

Permettez-moi d’adresser mes plus sincères félicitations à Madame Adrienne Clarkson, ancien Gouverneur Générale du Canada et Monsieur John Ralson Saul pour la co-présidence de ce magnifique événement.

 

Je tiens à remercier Son Altesse l’Aga Khan de nous avoir livré un discours si inspirant et surtout, je voudrais féliciter tous les canadiens et toutes les canadiennes d’avoir montré au monde entier que la diversité peut inspirer.


30 septembre 2010

Parmi tant d’autres, j’aimerais partager brièvement une  chose d’exceptionnelle avec vous tous!

Cette semaine j’ai eu l’honneur de recevoir dans mon bureau à Ottawa Oliver Sutherland, un jeune garçon de 6 ans qui participe depuis 3 ans maintenant aux Olympiques Spéciaux.

Accompagné par son père, James Sutherland, le jeune garçon était tout cœur- tout flamme en me racontant son expérience olympique. Enthousiaste, énergique mais surtout affamé de partager son vécue, Oliver n’a pas hésité à nous faire rêver quelques instants en nous invitant à vivre dans son monde à lui.

Oliver, atteint par le syndrome Downs, a appris que si on veut s’améliorer, on le peut, même si certaines personnes ne nous donnent pas beaucoup d’espoir. Mais il y a 3 ans, Oliver a décidé de prouver à tout son entourage qu’il avait le pouvoir, la force et surtout la volonté de réussir, au point qu’aujourd’hui ses parents sont très fiers de lui.

Grace au Programme de Olympiques Spéciaux,  il est devenu assez fort pour qu’il puisse participer aux concours de certains sports génériques avec ses amis. Augmenter la confiance en lui-même, participer avec ses camarades et s’engager dans des activités physiques avec d’autres étaient ses objectifs.

Je vous encourage de suivre un chemin semblable à celui d’Oliver et dites-vous que malgré des situations difficiles, malgré les obstacles que la vie nous tend, avec le soutien des autres, la volonté mais surtout avec la persévérance, nous pouvons, vous pouvez y arriver.

Laissez-moi vous encourager à tendre la main aux personnes concernées par les Olympiques Spéciaux et n’hésitez plus à vous faire connaitre par eux ! Leur succès deviendra votre succès et, évidemment,  notre succès !